|
Le verbe savoir
est issu du verbe latin sapere qui signifie avoir du goût,
des papilles exercées : il me plaît de penser que le discernement
du palais a donné naissance au discernement de l’esprit et que
la connaissance enrichit la gourmandise.
Ce sont à ces voyages
en terre de saveurs et de savoir que nous vous convions sous trois
formes différentes :
- des conférences
- des ateliers culinaires
- l’organisation de repas festifs
En savourant le moelleux
violine d’une pomme de terre vitelotte, vous découvrirez le roman
de ce brave tubercule émigré qui connut tant de difficultés d’intégration.
La dégustation de l’hypocras
ou l’étude de sa recette, vous fera connaître la saveur piquante
de la graine de paradis et l’épopée féroce de la quête des épices
vers le nouveau monde…
Vous saurez que la "fuschina",
notre fourchette, dont nous ne pouvons guère nous passer, provoqua
hilarité, moquerie et interdit religieux. Ainsi Louis XIV en dépit
des plumes somptueuses de son couvre chef, de ses rubans et de
ses dentelles mangeait encore avec les doigts…
Du bœuf, on n’appréciait guère
que la queue et le palais (morceau mythique qu’on ne sait plus
guère situer ), la grenouille était le poulet du carême, quant
à la macreuse anatidé migrateur relevé d’une sauce au chocolat
et aux épices, elle permit aux grands friands de supporter les
40 jours de carême.
Les "racines" longtemps
méprisées se transformèrent en exquis relevés au XVIIIème
siècle.
Les manières de table ont profondément
changé au cours des siècles, tout autant que la table elle-même,
la nourriture et le rapport à la nourriture.
Les stages, les conférences
et les repas vous feront pénétrer en terre de gourmandise, dans
le monde des saveurs par la petite porte de l’histoire, la porte
de la cuisine. Ainsi en maniant casseroles, poêles, épices et
documents vous pourrez dire comme Térence : "rien de ce qui
est humain ne m’est étranger".
|